Richard PITRÉ, informaticien âgé de 43 ans, est le batteur du groupe Oliver Light. Je vous propose, au travers de cette interview, de découvrir, une fois de plus, l’envers du groupe.
Quand et comment as-tu découvert la musique ?
J’ai commencé la musique tôt, à l’âge de sept ou huit ans. Un cursus classique en école de musique avec solfège et un premier instrument : un cornet à pistons, le petit frère de la trompette. Mon père et mon frère faisaient de la musique, alors je me suis dit que ça pourrait être sympa d’en faire moi aussi. Au bout de trois ou quatre ans de pratique, j’en ai eu marre à cause du côté extrêmement scolaire, académique, va-t-on dire et rigoriste, ce n’était pas du tout moi.
J’ai repris la musique au lycée, où j’avais un copain qui faisait de la guitare et, voulant l’accompagner, j’ai joué sur son synthé, sur lequel on pouvait mettre des boîtes à rythmes, et c’est de cette manière que j’ai commencé la batterie : sur un clavier.
Quand as-tu commencé la batterie ?
En 1998. Après avoir bossé tout un été, je me suis payé ma première batterie. J’ai ainsi pu monter un groupe avec mon pote guitariste du lycée et je n’ai jamais arrêté de jouer dans des groupes. Cela fait donc vingt-six ans que je joue avec d’autres personnes, j’ai eu cinq ou six groupes.
Comment as-tu su qu’Oliver recherchait un batteur ? Le connaissais-tu avant ?
J’ai vu une annonce sur Zikinf en 2021. Je ne connaissais presque pas le groupe auparavant. Une fois, lors de l’enregistrement d’un EP au Batiskaf avec mon précédent groupe, il y avait des affiches du projet Oliver Light et l’ingé son du Batiskaf nous avait parlé du groupe, vu qu’Oliver répétait souvent dans cette salle.
Lorsque j’ai répondu à l’annonce, je l’ai lu attentivement afin de voir si elle correspondait réellement à mes attentes et si je pouvais moi-même apporter quelque chose au groupe. Le fait que le projet soit costaud avec des membres expérimentés m’a poussé à écouter quelques morceaux. Certains m’ont parlé plus que d’autres, donc j’ai répondu à l’annonce, puis j’ai eu Oliver au téléphone. Nous étions deux batteurs à être auditionné.
Il m’a donné quatre morceaux à bosser et nous avons joué à quatre quelques semaines plus tard. Le soir même, Oliver me disait que c’était OK pour eux, si ça le faisait pour moi aussi.
Le temps que je consacre à Oliver Light est très fluctuant ; nous enchainons les concerts de mars à août donc je répète peu, puisque je travaille et que j’ai une vie de famille, bien que je révise un peu, à raison d’environ une heure par semaine. En revanche, je répète beaucoup plus l’autre partie de l’année. Tout dépend donc beaucoup de la période de l’année.
Y a-t-il un morceau que tu préfères jouer ? Si oui, pourquoi ?
En fait, il y a deux morceaux que je préfère jouer par rapport aux autres : My Own Grave, car elle plaît toujours en live, qu’elle est entraînante et exigeante et c’est toujours intéressant de jouer un morceau quand on sait que le public va y être réceptif. Pour la seconde, je dirais Scared, car c’est la dernière. Nous n’avons pas encore eu le temps de se lasser de la jouer ; nous avons terminé de l’écrire juste avant la tournée 2024.
Les trois quarts du set n’ont pas beaucoup changé depuis que je suis dans Oliver Light. Disons qu’entre 60 et 75% des morceaux se jouent depuis que je suis là. Il y a donc, à mon sens, plus d’intérêt pour moi à jouer des choses un peu nouvelles ou qu’on a réarrangé. J’ai besoin de renouvellement et que le projet évolue, ce qui est en train de se faire.

Qu’aimes-tu le plus dans le groupe ?
Retrouver les gars. Je ne joue absolument pas par obligation, mais par plaisir. Donc ce qui m’importe le plus, c’est de les retrouver et de jouer avec eux. Si je ne m’entendais pas aussi bien avec eux, ça ne marcherait pas du tout et ce serait pour moi un motif de rupture.
Ce qui me plaît aussi, c’est qu’on fait les choses le plus sérieusement du monde sans pour autant trop se prendre au sérieux. Nous avons la même notion d’exigence en termes de rendu d’un morceau. Nous sommes sur la même longueur d’ondes. On sent tous quand le morceau est prêt. À l’inverse, on sait aussi quand un morceau ne l’est pas et on est souvent d’accord là-dessus.
Sur scène, on ne se force pas à jouer et à interagir ensemble. Le but est de prendre du plaisir et d’en donner. Cela doit être un spectacle pour ceux qui viennent nous voir jouer en concert. Ils ne viennent pas seulement écouter un concert, ils viennent voir un concert, ils viennent voir un spectacle.
La musique n’est qu’un vecteur parmi d’autres ; il y a de moins en moins d’instrumentistes, car la mouvance actuelle est plutôt d’avoir un show global, quelqu’un ou un décor, une ambiance qui procure des émotions, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. Ce qui sort de l’instrument, c’est bien, mais ce qui compte, c’est ce qu’on dégage quand on joue.
Quand on compose, je me projette tout de suite en live, car certains morceaux peuvent être super à écouter, mais peuvent ne pas donner grand-chose en live. Donc lorsque j’écris mes parties, je pense déjà au live.

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