Mes lecteurs le savent, je voue un amour particulier aux pigeons. Souvenez-vous des articles sur Sophie.
Grâce à Zouzou, ma tourterelle juvénile en soins, j’ai pu rencontrer Frédérique qui, elle aussi, aime les pigeons et a le projet de monter son association. Elle en possède neuf, et j’ai pu l’avoir au téléphone afin de rédiger cet article.
Depuis toute petite, Frédérique soigne et prend soin des animaux qu’elle trouve. La liste est longue ; oiseaux, tortues, chats, etc. Chaque animal qu’elle amène en consultation lui permet d’en apprendre d’avantage sur leur pathologie et sur les soins à apporter.
Mais sa véritable aventure commence il y a deux ans, quand elle trouve Dodo sur un pont. Les voitures ne s’arrêtaient pas et trois ont manqué de l’écraser. Bien qu’elle distinguait mal de quel animal il s’agissait, elle a garé sa voiture en biais afin de ramasser son premier pigeon, âgé d’une semaine.
« C’était un tout petit bébé de rien du tout. Tout frêle, tout fragile, en panique. »
Frédérique a donc dû la nourrir pendant trois mois et demi, Dodo refusant de manger seule. Elle a alors réalisé qu’en lui montrant des vidéos de pigeons qui mangent, Dodo ferait du mimétisme et copierait ses semblables. Les pigeons étant capables de se reconnaître dans un miroir, ils ont également la capacité de reconnaître leurs congénères.





Chez Frédérique, les animaux sont chez eux ; ils dorment où ils le souhaitent, comme ils le veulent. Le lapin aime particulièrement dormir sur le lit. Quant aux oiseaux, ils dorment souvent dans sa chambre.
Au fil des expériences, Frédérique découvre la loyauté et la fidélité des pigeons. Elle a alors compris que pour relâcher un pigeon, il est important de ne pas l’imprégner ; il faut lui parler un minimum, ne le manipuler que pour les soins ou le nourrir s’il ne mange pas seul. Pas de caresses, et mettre de la distance.
« Quand j’ai découvert le pigeon comme animal de compagnie, j’ai découvert un monde rempli de douceur, de câlins. C’est un animal de compagnie qui n’a rien à envier à un chat ou à un chien. »
Elle prend alors aussi conscience de la mauvaise image qu’ont les pigeons. Avec son hypersensibilité, Frédérique ne comprend pas que des gens puissent les qualifier de « rats volants ». En effet, nous avons domestiqué les pigeons et les avons laissé tombés lorsque nous en n’avons plus eu besoin.
« Les pigeons sont à l’image de l’état de villes. Ils ne sont pas sales, pas plein de maladies. Ils sont livrés à eux-mêmes et font ce qu’ils peuvent pour survivre. »
Frédérique a un projet de volière bien particulier ; sa fenêtre donnerait sur une volière dans laquelle les pigeons pourraient sortir et, s’ils le souhaitent, passer dans le pigeonnier qui possèderait une ouverture directe sur l’extérieur. Cela permettrait aux pigeons de choisir et de décider à quel moment ils veulent, et se sentent capables, de reprendre leur liberté. Mais aussi, cela permettrait aux pigeons qui préfèrent la semi-liberté de rentrer le soir, pour dormir.
Actuellement, Frédérique est en train de monter le dossier qui lui permettra d’avoir sa propre association. Elle a d’abord crée une page Facebook pour montrer que beaucoup de gens vivent des choses extraordinaires avec des pigeons. C’est sa manière d’apporter sa pierre à l’édifice.
Avec son association, Frédérique a pour objectifs de protéger, sauver, soigner, réhabiliter et accueillir des pigeons bisets. Aussi, elle souhaite sensibiliser le public sur ces animaux qui sont si mal connus.
Pour Frédérique, il est important de ne pas oublier que les pigeons nous ont aidé durant la guerre, comme Cher Ami.
Frédérique soigne actuellement Paupiette dont les frais vétérinaires vont être élevés. En effet, Paupiette est hospitalisée et sous traitement. Si vous souhaitez aider Frédérique à soigner Paupiette, vous pouvez lui faire un don sur Paypal ou Leetchi.
Pour la contacter : coeursdepigeons@gmail.com


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